Après le décès de Jean-François Devay, (ancien rédacteur en chef de Paris presse l'intransigeant, il occupa, en successeur de Devay, dans les années 1970, les fonctions de directeur de publication de Minute et du Crapouillot.
Fils d’un pasteur et d’une mère d’origine anglaise (d'où son second prénom), il participe à la Première Guerre mondiale, et cette expérience le marquera pour le reste de sa vie. Il est engagé sur le front de la mi-octobre 1914 à février 1917, combat pendant la bataille de Verdun en juin 1916 et janvier 1917. Du fait de son bilinguisme, il est affecté à l’arrière début 1917, d’abord comme traducteur puis comme formateur d’interprètes avant de partir en mission aux Etats Unis1.
Il est principalement connu pour son remarquable essai Témoins, dont le sous-titre est clair : Essai d'analyse et de critique des souvenirs de combattants édités en français de 1915 à 1928. Son ouvrage, dans lequel il étudie et critique à l'aune de son expérience de combattant mais aussi d'une abondante documentation (cartes d'état-major, journaux de marches...) plus de 300 récits publiés de soldats, suscita la polémique, car il remit par exemple en cause le caractère véridique et réaliste de romans aussi célèbres que Le Feu, d'Henri Barbusse. Il sera aussi très sévère avec les écrits deRoland Dorgelès, et plus encore avec ceux de Jacques Péricard.
Après guerre, il est professeur de littérature française au collège Williamston, dans le Massachusetts.
Le travail de Norton Cru, envisagé comme ayant essentiellement eu pour objet de disqualifier de nombreux témoignages sur la Première Guerre mondiale, a été revendiqué par plusieurs auteurs négationnistes (de Paul Rassinier et Maurice Bardèche à Robert Faurisson et Pierre Guillaume) comme étant le modèle de leur propre entreprise pour nier la réalité de l'extermination des Juifs d'Europe sous le IIIe Reich. En réalité, ainsi que l'explique l'historien Frédéric Rousseau, lorsque Norton Cru dénonce les falsificateurs, « ce n'est pas dans le but de jeter le discrédit sur tous les témoins ; c'est au contraire pour mieux mettre en valeur les meilleurs, les témoins qui ont su peindre la guerre avec talent tout en restant sincères », ceci afin que ne puisse être remise en cause, par la faute des faux témoins, la réalité des souffrances des combattants de la Grande Guerre. Ce ne peut donc être qu'au prix de « la falsification et [du] retournement profond de l'œuvre de Norton Cru » que les négationnistes le revendiquent comme étant leur modèle2.
(source : wikipedia)
Jean-Jacques Pauvert a renouvelé l'édition française par la réédition d'œuvres oubliées, proscrites ou considérées comme marginales. Il a surtout eu l'audace d'être le premier éditeur à publier Sade sous son nom. Jusqu'alors, cette œuvre était diffusée anonymement sous le manteau. Par ailleurs, il a rafraîchi l'aspect du livre en faisant appel à des maquettistes de talent qui ont innové le format autant que la présentation, comme Pierre Faucheux, qui, dans les années 1960, a inventé le format de la collection "Liberté" (9cm x 18cm) dont la couverture en papier craft abaissait le coût.
Fin lecteur, il a aussi découvert de nouveaux talents qui ont connu un immense succès de librairie : Albertine Sarrazin,Jean Carrière, Hortense Dufour, Françoise Lefèvre, Brigitte Lozerec'h, Mario Mercier.
Fils de Marcel Pauvert, journaliste, petit neveu d'André Salmon par la branche maternelle, Jean-Jacques Pauvert passe son enfance à Sceaux et fait ses études au lycée Lakanal où un professeur de français, José Lupin, encourage son goût précoce pour la lecture.
Brèves études à l'École alsacienne où son grand-père paternel avait été professeur.
1942 : il travaille dès ses quinze ans comme apprenti vendeur à la librairie Gallimard, boulevard Raspail à Paris : peu à peu il rencontre nombre d'éditeurs célèbres et de bibliophiles qui s'intéressent à ce jeune homme passionné par le livre.
1945 : sous le nom Éditions du Palimugre, il commence à éditer de courts textes de Sartre, Montherlant, Léautaud,Flaubert.
1947 (fin décembre) : édition intégrale de l'Histoire de Juliette de D.-A.-F. de Sade. Jean-Jacques Pauvert édite les deux premiers volumes de cette œuvre sous son nom. Le dernier des 10 volumes sera publié en juillet 1949, avec une couverture carton signée Mario Prassinos.
1948 (printemps) : édite clandestinement Les Cent Vingt Journées de Sodome en 4 volumes.
1949 : adoption de la loi sur les publications destinées à la jeunesse.
1949 (?) : Jean-Jacques Pauvert fonde la première Librairie du Palimugre, rue de Vaugirard.
1952 : il entreprend la publication des œuvres complètes de Sade : La Philosophie dans le boudoir, prépare la publication de La nouvelle Justine et, à nouveau, celle des Cent Vingt Journées de Sodome,...
1953-1954 : Jean Paulhan confie à Jean-Jacques Pauvert le manuscrit d'Histoire d'O qu'il possède.
1954 : Publication d’Histoire d'O, livre érotique dont l'auteur se cache sous le pseudonyme de Pauline Réage. Préface de Jean Paulhan. L'auteur, Dominique Aury, collaboratrice de Jean Paulhan chez Gallimard/NRF, n'a révélé sa véritable identité que tardivement, après la mort de sa mère qu'elle avait voulu protéger du scandale.
1955 : Jean-Jacques Pauvert reprend la revue Bizarre, créée par Éric Losfeld qui n'en n'avait fait paraître que deux numéros.
1956 : nouvelle « Librairie du Palimugre », rue Bonaparte. L'éditeur est surveillé par la police. Un procès est intenté par le Ministère public contre la publication de certaines œuvres de Sade. Il débute le 15 décembre. L'affaire Sade, dans laquelle Pauvert sera défendu par Maître Maurice Garçon, s'achèvera le 12 mars 1958 : les magistrats placeront les œuvres incriminées dans les publications interdites à la jeunesse. Pauvert entreprend la réédition du Dictionnaire de la langue française de Littré, en 7 volumes (1956-1959).
Jean-Jacques Pauvert édite Georges Darien, Georges Bataille, Gilbert Lely, André Breton, Erckmann-Chatrian, les Œuvres complètes de Victor Hugo en 4 volumes, l’Histoire de l'art d'Élie Faure, Pierre Klossowski, Raymond Roussel,Charles Cros, Albertine Sarrazin, la comtesse de Ségur, Oscar Panizza, Fulcanelli, Eugène Canseliet, Dali, C. R. Maturin, René de Solier.
1959 : première édition complète de Monsieur Nicolas ou le cœur humain dévoilé, de Restif de la Bretonne, en 6 volumes.
1965 : il édite un pamphlet d'Honoré de Balzac, préfacé par Gérard de Nerval, Monographie de la presse parisienne.
1967 : il publie une biographie, rédigée par Jean Nohain, du "Pétomane" Pujol, artiste phénomène qui donnait des spectacles de pets forts prisés au début du siècle.
Il fonde plusieurs collections dont : Bibliothèque internationale d'érotologie : Libertés.
1972 : l'un de ses auteurs, Jean Carrière, obtient le prix Goncourt pour son roman L'Épervier de Maheux.
1982 : Il révèle Brigitte Lozerec'h en publiant son premier roman L'Intérimaire qui connaîtra un immense succès et sera traduit en plusieurs langues.
1991 : Il s'occupe de la réédition des œuvres de Guy Debord aux éditions Gallimard.
De 1981 à 1983, il publie deux romans de Françoise Sagan : Un orage immobile, puis La femme fardée. Ce dernier demeure le plus fourni, le plus épais de l’œuvre de Sagan avec ses 500 pages.
Par ailleurs J-J. Pauvert est devenu auteur. Il a mis plus de dix ans à réaliser en 4 volumes de 700 pages une Anthologie historique des lectures érotiques et il a écrit, entre autres, une considérable biographie de Sade en 3 volumes, Sade vivant.
Quittant peu à peu son rôle d’éditeur, tout en gardant le contrôle d’une collection aux éditions La Musardine, il se retire pour rédiger ses mémoires sous le titre La traversée du livre, dont le premier tome de 468 pages a été publié en 2004 chez Viviane Hamy. Le deuxième tome est en cours d’achèvement à la date de cet article (juillet 2009).
Plusieurs éditeurs continuent à lui commander des préfaces pour des collections de luxe.
(source : wikipedia)
Yves Grosrichard est un journaliste.
Né en 1907 à Paris, il est un petit-neveu de Gustave Téry, qui dirige L'Œuvre jusqu'à sa mort en 1928. Licenciè ès lettres, il commence dans ce même journal comme rédacteur parlementaire en 1931. Il arrive au Canard enchaîné en1935. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il reprit un poste à l'Éducation nationale : il redevint professeur demathématiques au collège Turgot de 1940 à 1943, et à l'école primaire supérieure Lavoisier à partir du 1er octobre 1944. Il s'engagea dans la Résistance : il fut arrêté le 10 décembre 1943 par les Allemands à son domicile, puis incarcéré àFresnes pendant une durée inconnue. Il est corédacteur en chef du Canard enchaîné en 1947 avec Ernest Reynaud, jusqu'à l'automne 1953. Il dirige le service de politique extérieure de France Soir, et quitte en 1953, le Canard enchaînépour se consacrer entièrement à ce journal. Il multiplia les collaborations à la Libération : L'Ordre, Carrefour, Ambiance,La Bataille, La France intérieure, La Voix de Paris, France-Soir. Il est rédacteur en chef du « Journal parlé » de laRadiodiffusion française de 1944 à 1946. Il décède en 1992.
(source : wikipedia)
André Thérive, de son vrai nom Roger Puthoste, né le 19 juin 1891 à Limoges, mort le 4 juin 1967 à Paris, est unécrivain, romancier, journaliste et critique littéraire français. Il est connu sous plusieurs autres pseudonymes : Candidus d'Isaurie, Candidus Isaurie, Zadoc Monteil, Romain Motier, A.T..
Il a été critique littéraire au quotidien Le Temps et il a collaboré à la Revue critique des idées et des livres fondée en1908 par Jean Rivain et Eugène Marsan. En 1930, il fonde avec Léon Lemonnier le Prix du roman populiste.
Il a 48 ans lorsqu'éclate la Deuxième guerre mondiale. Il traverse celle-ci sans accroc majeur et publie en 1948 ses réflexions au jour le jour dans un petit livre intitulé: " L'Envers du décor, 1940-1944 " ( éditions de la Clé d'or ) .
André Thérive laisse une oeuvre abondante composée de romans, de biographies d'écrivains, d'essais portant sur la littérature et la linguistique et de traductions.
Ses analyses de l'histoire de la langue française feraient preuve , selon un analyste récent, d'une conception puriste et conservatrice à tendance xénophobe1, comme le montrent les extraits suivants : "Un peuple qui laisse envahir son idiome subit déjà l'humiliation de la passivité, la honte de ses frontières ouvertes." Ou bien: "Si l'on remonte au symbolisme et si l'on examine les diverses extravagances (littéraires) des dernières années, ce sont des étrangers qui souvent mènent le coeur." Au sujet de André Thérive : Le français, langue morte ?, Plon, 1923.
(source : wikipedia)
Roger Peyrefitte (Castres, 17 août 1907 - Paris, 5 novembre 2000) est un écrivain et historien français.
À la suite d'études brillantes dans différents collèges religieux (Jésuites et Lazaristes) du Sud-Ouest, puis à la Faculté des Lettres de Toulouse, il entra à l'École libre des sciences politiques, dont il sortit major en 1930. Nommé secrétaire d'ambassade à Athènes en 1933, il quitta ce poste en 1938 suite à un incident avec le jeune protégé d'un amiral grec (épisode romancé ensuite dans Les Ambassades). Revenu à Paris, il donne sa démission en octobre 1940 pour raisons personnelles (selon ses écrits, à la suite d'une suspicion de détournement d'un adolescent). Réintégré en mai 1943, il est nommé à Paris. En février 1945, il sera contraint de se retirer de la carrière diplomatique ; la même année marque le début de son activité d'écrivain et d'historien.
Sa vaste culture classique, son érudition, sa connaissance des sujets qu'il aborde de façon très documentée, son style concis et percutant, au vocabulaire très riche, son ironie mordante, son abondante production, font de lui un écrivain français de premier plan, dans la lignée de Voltaire, d'Anatole France et de Marcel Aymé.
Il est inhumé au cimetière d' Alet-les-Bains dans l'Aude.
Cet ouvrage, paru en 1944 chez Jean Vigneau, lui apporta d'emblée la notoriété en obtenant le prix Renaudot en 1945. L'auteur y suscitait le scandale en révélant des tendances amoureuses peu orthodoxes : le livre décrit une passion amoureuse entre deux garçons de quatorze et douze ans, au sein d'un internat catholique à l'atmosphère étouffante. Si la sexualité y est évoquée avec discrétion, elle est néanmoins bien présente en filigrane derrière les sentiments exacerbés des garçons – et parfois, aussi, ceux des adultes. Comme lorsque le jeune Alexandre pose à son ami cette question : « Georges, sais-tu les choses qu'il ne faut pas savoir ? »
On peut lire cette histoire émouvante comme l'affrontement tragique, au sein d'une communauté exclusivement masculine, de deux religions : celle du Christ et celle du Garçon. Chacun des personnages principaux est peu ou prou traversé par cette lutte entre l'amour mystique et l'amour garçonnier, entre le christianisme officiel et un amour interdit secrètement triomphant. C'est ce caractère quasi mythique, joint à l'érudition de l'auteur, au classicisme du style et à une composition rigoureuse, qui a fait des Amitiés particulières un véritable livre culte.
Vingt ans après sa publication, l'œuvre a été portée à l'écran dans un film de Jean Delannoy (1964), qui reçut un accueil triomphal à la Biennale de Venise. Sans avoir la densité et la profondeur du roman, cette adaptation est remarquablement servie par le jeune Didier Haudepin (Alexandre), Michel Bouquet (le père de Trennes) et Louis Seigner(le père Lauzon).
C'est au cours du tournage en l'abbaye de Royaumont que Roger Peyrefitte tomba amoureux d'Alain-Philippe Malagnac, qui avait alors douze ans et demi1. Leur liaison passionnée dura plusieurs années et fut le sujet, entre autres, des récitsNotre amour et L'Enfant de cœur. C'est pour financer les diverses affaires entreprises par Alain-Philippe Malagnac dans les années 1980 que Roger Peyrefitte vendra ses collections de monnaies, de livres rares et de sculptures antiques. Par la suite, Alain-Philippe Malagnac épousa Amanda Lear et trouva une mort tragique dans l'incendie de leur maison, six semaines seulement après la mort de Roger Peyrefitte.
En 1953, Les Clés de saint Pierre, où Peyrefitte brocardait le pape Pie XII, fit scandale. Par des allusions voilées, il y prêtait au Souverain Pontife des tendances homosexuelles – par exemple dans le passage où il montre Pie XII en train de se dépouiller de ses vêtements à la manière d'une jolie femme : comme il commence par appeler le pape « Sa Sainteté », cela lui permet d'en parler ensuite en disant toujours « Elle » ; puis il termine par cette phrase, dans laquelle Pie XII retrouve le genre masculin : « Sans doute voulait-il mettre un terme à ce déshabillage qui pouvait ne plus avoir de limites ». François Mauriac menaça de quitter L'Express si cet hebdomadaire continuait à faire de la publicité pour le livre. L'affrontement entre les deux écrivains devait encore s'exacerber au moment de la sortie du film Les Amitiés particulières, et il culmina avec une féroce lettre ouverte publiée par Roger Peyrefitte en mai 1964 dans l'hebdomadaireArts, Peyrefitte qui n'hésita pas à accuser Mauriac d'être un homosexuel caché, ce qui est établi aujourd'hui2, et à le traiter avec raison de Tartuffe.
Les Clés de saint Pierre faisait de nombreuses révélations sur le petit monde du Vatican. Dans Propos secrets, Peyrefitte livre le nom de son informateur, Mgr Léon Gromier, chanoine de Saint-Pierre, Consulteur à la Sacrée Congrégation des Rites et Protonotaire apostolique.3 Tel que le décrit Peyrefitte, ce prélat éclairé semble avoir été un homme plutôt austère, profondément croyant et de mœurs irréprochables ; mais il était scandalisé par ce qu'il voyait, et il était de ceux qui pensent que faire éclater les scandales est le seul moyen de les faire disparaître. Il pourrait avoir servi de modèle au personnage de Mgr Belloro, qui est justement Préfet de la Sacrée Congrégation des Rites.
Les romans très documentés de Roger Peyrefitte sont fondés sur des faits réels, historiques ou d'actualité (par exemple la trilogie sur Alexandre). Mais la plupart de ses ouvrages constituent essentiellement des satires, même s'ils sont parfois en deçà de la réalité (cf. Les Ambassades).
Certains de ces ouvrages s'adressent aux spécialistes (Chevaliers de Malte, les Juifs), et même si l'humour de Peyrefitte reste attrayant, certaines de ses œuvres s'avèrent parfois un peu difficile pour le profane (Les Fils de la Lumière).
Dans la plupart de ses œuvres portant sur des sujets contemporains, il n'eut de cesse de mettre au jour l'homosexualité ou la pédérastie de certaines personnalités qui, selon lui, dissimulaient leurs mœurs, comme Henry de Montherlant(dépeint à plusieurs reprises sous le pseudonyme transparent de Lionel de Beauséant), le secrétaire général des Nations unies, ou même le Pape Jean XXIII (« que les familiers du Vatican appelaient Giovanna », écrit-il dans Propos secrets). De plus, Roger Peyrefitte ne manquait pas d'amuser le lecteur en dénonçant diverses turpitudes des personnes qu'il mettait en scène, ce qui le rendait redoutable à fréquenter. Bien que plus rarement, il fit aussi l'éloge de nombreuses personnalités, comme son amie la chanteuse Sylvie Vartan (cf. L'enfant de cœur).
Roger Peyrefitte a entrepris la biographie d'Alexandre III de Macédoine (La jeunesse d'Alexandre ; Les conquêtes d'Alexandre ; Alexandre le Grand), qui est, à n'en pas douter, l'œuvre de sa vie. Ce livre raconte, non sans humour, la vie fabuleuse du grand conquérant, non pas à la manière de toutes les biographies historiques précédentes rédigées sur le même sujet, mais en y mêlant des connaissances sociales, géographiques, et surtout mythologiques qui font de cette œuvre un instant de lecture proprement jubilatoire. Au fil des pages, l'auteur a souhaité démontrer que l'Amour était le fil conducteur de la vie d'Alexandre. De ce travail immense, foisonnant, et malheureusement trop méconnu encore, Roger Peyrefitte a consacré une séance en Sorbonne, ayant en outre reçu le prix de l'Acropole.
Peyrefitte s'est toujours proclamé pédéraste plutôt qu'homosexuel : « J'aime les agneaux, disait-il, pas les moutons »4. Plus encore qu'André Gide, et au contraire d'Henry de Montherlant dont il fut longtemps l'ami et le complice, il conçut sa carrière littéraire comme une militance courageuse et assidue en faveur de l'amour des garçons.
Ce long combat pour la liberté amoureuse ne l'empêcha d'ailleurs pas de manifester en diverses occasions de la sympathie pour la tradition catholique. Il mourut à 93 ans, muni des sacrements de l'Église.
Ses œuvres ont été publiées dans de nombreuses langues, en particulier en italien, en anglais, et aussi en grec (à la fin des années 1970, sous la forme de feuilleton dans un journal à grand tirage d'Athènes, Ta Nea, sous le nom de Rozé Perfit).
(source : wikipedia)
Henri Petit (dit Henri-Robert ou Henry-Robert) (1899? - 1985) était un journaliste, collaborateur et militant nationaliste français.
Auteur de plusieurs ouvrages antisémites et antimaçonniques, collaborateur d'Henry Coston, Henry-Robert Petit fut candidat « anti-juif » aux élections de 1936. Il rompt ensuite avec Coston, qui l'accuse d'avoir mal géré ses archives et de lui avoir volé de l'argent1. L'année suivante, il est secrétaire général du « Comité antijuif de France » de Louis Darquier de Pellepoix. Ses écrits ont eu une influence sur Louis-Ferdinand Céline qui le tenait en grande estime aux côtés d'autres auteurs nationalistes2,3. Le romancier entretenait avec lui une correspondance, dans laquelle il faisait part de ses choix d'écritures4.
En 1939, Petit se rend en Allemagne pour travailler pour le Centre mondial de propagande antisémite et, en 1940, devient rédacteur en chef du journal collaborationniste Au Pilori, mais en est rapidement évincé par une nouvelle équipe. Peu apprécié dans le milieu de la Collaboration5, il travaille directement pour les services de propagande nazis. Il quitte la France en août 1944 pour l'Allemagne où ses deux fils travaillent comme enrôlés volontaires.
Condamné par contumace à 20 ans de réclusion et à la dégradation nationale le 18 novembre 1947, il vit dans la clandestinité à Belleville et Meudon. Amnistié en 1959, il publie ensuite une revue d'astrologie, puis collabore à laFédération d'action nationaliste et européenne (FANE), parti néo-nazi français de Mark Fredriksen créé en 1966 et interdit en 1980. Petit était également responsable du syndicat national de la presse indépendante ; il a été condamné à plusieurs reprises pour incitation à la haine raciale. Il meurt en 1985.
(source : wikipedia)
Maurice Garçon (25 novembre 1889 à Lille - 29 décembre 1967 à Paris) est unavocat, essayiste, romancier et historien français.
Il défend un grand nombre de causes, tant littéraires que criminelles, notamment celles de Georges Arnaud et de Violette Nozière. En 1939, il représente avec Maître Maurice Loncle la partie civile allemande dans l’affaire Grynszpan. Il plaide pour Francis Carco dans le procès Camoin, du site préhistorique de Glozel, en 1921 l'affaire de Bordeaux, la Vierge qui pleure.
En janvier 1927 il plaide pour l'abbé Desnoyer contre ses agresseurs Marie Mesmin et ses acolytes. Pendant cette affaire il établira des contacts avec le milieu métapsychiste parisien. Il donnera trois conférences à l’Institut métapsychique international (IMI) qui les imprimera dans la Revue métapsychique : « Les guérisseurs et leurs pratiques » (juillet-août 1928), « La magie noire de nos jours » (juillet-août 1929), « Thomas Martin de Gallardon » (juillet-août 1935).
Il est nommé avocat de l’Académie Goncourt. En 1943, il sauve de jeunes Résistants qui avaient assassiné un collaborateur de Poitiers dans un procès devant le tribunal d’État1.
À la Libération, il défend victorieusement René Hardy. En 1954, dans un procès devenu célèbre, citant comme témoinsGeorges Bataille, Jean Cocteau et Jean Paulhan, il assure la défense du jeune éditeur Jean-Jacques Pauvert qui, bravant la censure, a publié l’Histoire de Juliette du marquis de Sade.
Avec Paul Claudel, Charles de Chambrun, Marcel Pagnol, Jules Romains et Henri Mondor, il est une des six personnes élues le 4 avril 1946 à l'Académie française lors de la deuxième élection groupée de cette année visant à combler les très nombreuses places vacantes laissées par la période de l'Occupation. Il est reçu le 16 janvier 1947 par André Siegfried au fauteuil de Paul Hazard qui, à cause de la guerre, n'avait jamais été reçu.
Grande figure du barreau, jouissant d'une certaine notoriété, il est même cité avec René Floriot dans la dernière phrase du film de Jean-Pierre Melville Bob le flambeur.
On lui doit quelques frasques d'anthologie comme jouer de la pétanque place de la Concorde, écrire au Président pour lui assurer que tout allait bien, servir à table des carafes d'eau où tournoyait à l'intérieur des poissons rouges. Il fut par ailleurs membre du conservatoire de l'Humour, président du Club du Cirque et avocat du syndicat français de la prestidigitation (art qu'il pratiquait)2.
(source : wikipedia)
Jean Galtier-Boissière était un écrivain, polémiste, journaliste français et Parisien né le 26 décembre 1891.
De famille parisienne il est incorporé dans l'armée en 1911 pour trois ans, mais il ne la quittera qu'en 1918. Il participe à la retraite de septembre 1914 puis à l'avancée de la Marne. Il laissera ses souvenirs de fantassin, marchant dans un sens puis dans l'autre sans comprendre ce qui ce passe, dans son roman La fleur au fusil. Puis suit la longue période de la guerre enterrée.
Il créa dans les tranchées un journal Le Crapouillot qui commença par quelques feuilles ronéotypées et devint un journal majeur de l'après guerre. Il collabora à un autre journal, le Canard enchaîné, lui apportant sa patte de polémiste. En désaccord avec l'influence des communistes dans ce journal il le quitta durant la guerre d'Espagne[réf. nécessaire], à la suite d'un désaccord avec Pierre Bénard. Il est mort le 22 janvier 1966.
(source : wikipedia)
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