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Jean Boizeau

Jean Boizeau était un journaliste français et patron de presse écrite.

Après le décès de Jean-François Devay, (ancien rédacteur en chef de Paris presse l'intransigeant, il occupa, en successeur de Devay, dans les années 1970, les fonctions de directeur de publication de Minute et du Crapouillot.

Jean Norton Cru

Jean Norton Cru (né à Labatie-d'Andaure en 1879, mort "en France" en 1949) est un écrivain français.

Fils d’un pasteur et d’une mère d’origine anglaise (d'où son second prénom), il participe à la Première Guerre mondiale, et cette expérience le marquera pour le reste de sa vie. Il est engagé sur le front de la mi-octobre 1914 à février 1917, combat pendant la bataille de Verdun en juin 1916 et janvier 1917. Du fait de son bilinguisme, il est affecté à l’arrière début 1917, d’abord comme traducteur puis comme formateur d’interprètes avant de partir en mission aux Etats Unis1.

Il est principalement connu pour son remarquable essai Témoins, dont le sous-titre est clair : Essai d'analyse et de critique des souvenirs de combattants édités en français de 1915 à 1928. Son ouvrage, dans lequel il étudie et critique à l'aune de son expérience de combattant mais aussi d'une abondante documentation (cartes d'état-major, journaux de marches...) plus de 300 récits publiés de soldats, suscita la polémique, car il remit par exemple en cause le caractère véridique et réaliste de romans aussi célèbres que Le Feu, d'Henri Barbusse. Il sera aussi très sévère avec les écrits deRoland Dorgelès, et plus encore avec ceux de Jacques Péricard.

Après guerre, il est professeur de littérature française au collège Williamston, dans le Massachusetts.

Récupération idéologique 

Le travail de Norton Cru, envisagé comme ayant essentiellement eu pour objet de disqualifier de nombreux témoignages sur la Première Guerre mondiale, a été revendiqué par plusieurs auteurs négationnistes (de Paul Rassinier et Maurice Bardèche à Robert Faurisson et Pierre Guillaume) comme étant le modèle de leur propre entreprise pour nier la réalité de l'extermination des Juifs d'Europe sous le IIIe Reich. En réalité, ainsi que l'explique l'historien Frédéric Rousseau, lorsque Norton Cru dénonce les falsificateurs, « ce n'est pas dans le but de jeter le discrédit sur tous les témoins ; c'est au contraire pour mieux mettre en valeur les meilleurs, les témoins qui ont su peindre la guerre avec talent tout en restant sincères », ceci afin que ne puisse être remise en cause, par la faute des faux témoins, la réalité des souffrances des combattants de la Grande Guerre. Ce ne peut donc être qu'au prix de « la falsification et [du] retournement profond de l'œuvre de Norton Cru » que les négationnistes le revendiquent comme étant leur modèle2.

Bibliographie

Œuvres
  • Témoins, Presses universitaires de Nancy, 1993 (Ed. Les Etincelles, 1929 pour l'édition originale).
  • Du Témoignage, Gallimard, 1930 (une version abrégée de Témoins ; la réédition partielle de 1966 par Jean-Jacques Pauvert inclut une intéressante biographie de Norton Cru par sa soeur Hélène Vogel3).
  • "Lettres du front et d'Amérique 1914-1919" éditées par M.-F.Attard-Maraninchi et R. Caty - Préface de J.-M. Guillon - Publications de l'Université de Provence, collection "Le temps de l'histoire"- 2007 - ISBN 978-2-85399-677-8
Études critiques
  • Frédéric Rousseau, Le Procès des témoins de la Grande Guerre. L'Affaire Norton Cru, Paris, Éditions du Seuil, 2003

Notes

Liens externes

 

(source : wikipedia)

Jean-Jacques Pauvert

 

Jean-Jacques Pauvert, né à Paris le 8 avril 1926, est un éditeur français.

Jean-Jacques Pauvert a renouvelé l'édition française par la réédition d'œuvres oubliées, proscrites ou considérées comme marginales. Il a surtout eu l'audace d'être le premier éditeur à publier Sade sous son nom. Jusqu'alors, cette œuvre était diffusée anonymement sous le manteau. Par ailleurs, il a rafraîchi l'aspect du livre en faisant appel à des maquettistes de talent qui ont innové le format autant que la présentation, comme Pierre Faucheux, qui, dans les années 1960, a inventé le format de la collection "Liberté" (9cm x 18cm) dont la couverture en papier craft abaissait le coût.

Fin lecteur, il a aussi découvert de nouveaux talents qui ont connu un immense succès de librairie : Albertine Sarrazin,Jean Carrière, Hortense Dufour, Françoise Lefèvre, Brigitte Lozerec'h, Mario Mercier.

Biographie

Fils de Marcel Pauvert, journaliste, petit neveu d'André Salmon par la branche maternelle, Jean-Jacques Pauvert passe son enfance à Sceaux et fait ses études au lycée Lakanal où un professeur de français, José Lupin, encourage son goût précoce pour la lecture.

Brèves études à l'École alsacienne où son grand-père paternel avait été professeur.

1942 : il travaille dès ses quinze ans comme apprenti vendeur à la librairie Gallimard, boulevard Raspail à Paris : peu à peu il rencontre nombre d'éditeurs célèbres et de bibliophiles qui s'intéressent à ce jeune homme passionné par le livre.

1945 : sous le nom Éditions du Palimugre, il commence à éditer de courts textes de Sartre, Montherlant, Léautaud,Flaubert.

1947 (fin décembre) : édition intégrale de l'Histoire de Juliette de D.-A.-F. de Sade. Jean-Jacques Pauvert édite les deux premiers volumes de cette œuvre sous son nom. Le dernier des 10 volumes sera publié en juillet 1949, avec une couverture carton signée Mario Prassinos.

1948 (printemps) : édite clandestinement Les Cent Vingt Journées de Sodome en 4 volumes.

1949 : adoption de la loi sur les publications destinées à la jeunesse.

1949 (?) : Jean-Jacques Pauvert fonde la première Librairie du Palimugre, rue de Vaugirard.

1952 : il entreprend la publication des œuvres complètes de Sade : La Philosophie dans le boudoir, prépare la publication de La nouvelle Justine et, à nouveau, celle des Cent Vingt Journées de Sodome,...

1953-1954 : Jean Paulhan confie à Jean-Jacques Pauvert le manuscrit d'Histoire d'O qu'il possède.

1954 : Publication d’Histoire d'O, livre érotique dont l'auteur se cache sous le pseudonyme de Pauline Réage. Préface de Jean Paulhan. L'auteur, Dominique Aury, collaboratrice de Jean Paulhan chez Gallimard/NRF, n'a révélé sa véritable identité que tardivement, après la mort de sa mère qu'elle avait voulu protéger du scandale.

1955 : Jean-Jacques Pauvert reprend la revue Bizarre, créée par Éric Losfeld qui n'en n'avait fait paraître que deux numéros.

1956 : nouvelle « Librairie du Palimugre », rue Bonaparte. L'éditeur est surveillé par la police. Un procès est intenté par le Ministère public contre la publication de certaines œuvres de Sade. Il débute le 15 décembre. L'affaire Sade, dans laquelle Pauvert sera défendu par Maître Maurice Garçon, s'achèvera le 12 mars 1958 : les magistrats placeront les œuvres incriminées dans les publications interdites à la jeunesse. Pauvert entreprend la réédition du Dictionnaire de la langue française de Littré, en 7 volumes (1956-1959).

Jean-Jacques Pauvert édite Georges Darien, Georges Bataille, Gilbert Lely, André Breton, Erckmann-Chatrian, les Œuvres complètes de Victor Hugo en 4 volumes, l’Histoire de l'art d'Élie Faure, Pierre Klossowski, Raymond Roussel,Charles Cros, Albertine Sarrazin, la comtesse de Ségur, Oscar Panizza, Fulcanelli, Eugène Canseliet, Dali, C. R. Maturin, René de Solier.

1959 : première édition complète de Monsieur Nicolas ou le cœur humain dévoilé, de Restif de la Bretonne, en 6 volumes.

1965 : il édite un pamphlet d'Honoré de Balzac, préfacé par Gérard de Nerval, Monographie de la presse parisienne.

1967 : il publie une biographie, rédigée par Jean Nohain, du "Pétomane" Pujol, artiste phénomène qui donnait des spectacles de pets forts prisés au début du siècle.

Il fonde plusieurs collections dont : Bibliothèque internationale d'érotologie : Libertés.

1972 : l'un de ses auteurs, Jean Carrière, obtient le prix Goncourt pour son roman L'Épervier de Maheux.

1982 : Il révèle Brigitte Lozerec'h en publiant son premier roman L'Intérimaire qui connaîtra un immense succès et sera traduit en plusieurs langues.

1991 : Il s'occupe de la réédition des œuvres de Guy Debord aux éditions Gallimard.

De 1981 à 1983, il publie deux romans de Françoise Sagan : Un orage immobile, puis La femme fardée. Ce dernier demeure le plus fourni, le plus épais de l’œuvre de Sagan avec ses 500 pages.

Par ailleurs J-J. Pauvert est devenu auteur. Il a mis plus de dix ans à réaliser en 4 volumes de 700 pages une Anthologie historique des lectures érotiques et il a écrit, entre autres, une considérable biographie de Sade en 3 volumes, Sade vivant.

Quittant peu à peu son rôle d’éditeur, tout en gardant le contrôle d’une collection aux éditions La Musardine, il se retire pour rédiger ses mémoires sous le titre La traversée du livre, dont le premier tome de 468 pages a été publié en 2004 chez Viviane Hamy. Le deuxième tome est en cours d’achèvement à la date de cet article (juillet 2009).

Plusieurs éditeurs continuent à lui commander des préfaces pour des collections de luxe.

Bibliographie

  • Anthologie historique des lectures érotiques, 5 volumes aux éditions Stock. Tome 5: De l'infini au zéro, 1985-2000, publié en 2001
  • Sade vivant, 3 volumes, éd. Robert Laffont, 1986-1990. Prix des Deux Magots
  • Nouveaux (et moins nouveaux) visages de la censure, suivi de l'Affaire Sade, éd. Les Belles Lettres, 1994
  • L'Amour à la française, ou l'Exception étrange, éd. du Rocher, 1997
  • Apollinaire et Monaco, éd. du Rocher, 1999
  • La Littérature érotique, éd. Flammarion/Dominos, 2000
  • La Traversée du livre, éd. Viviane Hamy, 2004
Correspondance
  • Guy Debord, Correspondance, volume 7, Fayard, 2008.
    Les lettres de Guy Debord à Jean-Jacques Pauvert sont regroupées dans ce volume.

Liens externes

 

(source : wikipedia)

Yves Grosrichard

Yves Grosrichard est un journaliste.

Né en 1907 à Paris, il est un petit-neveu de Gustave Téry, qui dirige L'Œuvre jusqu'à sa mort en 1928. Licenciè ès lettres, il commence dans ce même journal comme rédacteur parlementaire en 1931. Il arrive au Canard enchaîné en1935. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il reprit un poste à l'Éducation nationale : il redevint professeur demathématiques au collège Turgot de 1940 à 1943, et à l'école primaire supérieure Lavoisier à partir du 1er octobre 1944. Il s'engagea dans la Résistance : il fut arrêté le 10 décembre 1943 par les Allemands à son domicile, puis incarcéré àFresnes pendant une durée inconnue. Il est corédacteur en chef du Canard enchaîné en 1947 avec Ernest Reynaud, jusqu'à l'automne 1953. Il dirige le service de politique extérieure de France Soir, et quitte en 1953, le Canard enchaînépour se consacrer entièrement à ce journal. Il multiplia les collaborations à la Libération : L'OrdreCarrefourAmbiance,La BatailleLa France intérieureLa Voix de ParisFrance-Soir. Il est rédacteur en chef du « Journal parlé » de laRadiodiffusion française de 1944 à 1946. Il décède en 1992.

Bibliographie 

  • Zèbre. Gallimard, 1953.
  • La compagne de l'homme. Gallimard, 1956.
  • L'Amérique insolite. NRF, 1958. Coll.l'Air du Temps.
  • Le haut du pavé. Gallimard, 1961.
  • Histoire de la Guerre 1939-1945. Hachette, 1967. (sous la direction de Pierre Lazareff)
  • Les 100 visages de Bismarck. Presses de la Cité, 1970.

 

(source : wikipedia)

André Thérive

André Thérive, de son vrai nom Roger Puthoste, né le 19 juin 1891 à Limoges, mort le 4 juin 1967 à Paris, est unécrivain, romancier, journaliste et critique littéraire français. Il est connu sous plusieurs autres pseudonymes : Candidus d'IsaurieCandidus IsaurieZadoc MonteilRomain MotierA.T..

Sous les drapeaux lorsque la guerre de 1914 éclate, Il est blessé à Ville-sur-Couzances, le 6 septembre 1914. Évacué 53 jours, il combat, à son retour au front à Jumelle d'Ornes, le 14 décembre 1914 ; à Marchéville le 12 avril 1915. Une nouvelle fois blessé, il est évacué pendant 47 jours. Il est nommé caporal le 9 mars, puis sergent-fourrier (2 décembre 1915) enfin sergent-major (17 janvier 1917) dans une compagnie de mitrailleuses.

La littérature 

Il a été critique littéraire au quotidien Le Temps et il a collaboré à la Revue critique des idées et des livres fondée en1908 par Jean Rivain et Eugène Marsan. En 1930, il fonde avec Léon Lemonnier le Prix du roman populiste.

Il a 48 ans lorsqu'éclate la Deuxième guerre mondiale. Il traverse celle-ci sans accroc majeur et publie en 1948 ses réflexions au jour le jour dans un petit livre intitulé: " L'Envers du décor, 1940-1944 " ( éditions de la Clé d'or ) .

André Thérive laisse une oeuvre abondante composée de romans, de biographies d'écrivains, d'essais portant sur la littérature et la linguistique et de traductions.

Un jugement critique

Ses analyses de l'histoire de la langue française feraient preuve , selon un analyste récent, d'une conception puriste et conservatrice à tendance xénophobe1, comme le montrent les extraits suivants : "Un peuple qui laisse envahir son idiome subit déjà l'humiliation de la passivité, la honte de ses frontières ouvertes." Ou bien: "Si l'on remonte au symbolisme et si l'on examine les diverses extravagances (littéraires) des dernières années, ce sont des étrangers qui souvent mènent le coeur." Au sujet de André Thérive : Le français, langue morte ?, Plon, 1923.

Bibliographie

  • Moralistes de ce temps, Amiot-Dumont éditeur, 1958, Paris. Etudes sur les auteurs tels que Maurice Maeterlinck, Julien Benda, Louis Lavelle, Henry de Montherlant, André Gide, Louis Dimier, Georges Bernanos. In--8 °, 388 pages.
  • Le plus grand péché, Grasset, 1924.
  • Sans âme, Grasset, Paris, coll. « Les écrits », 1928, 274 p. (Les pérégrinations et les amours de Julien à Paris en 1934. Description des milieux spiritualistes (antoinisme, occultisme) et du music-hall).
  • Joris-Karl Huysmans, Paris, Bloud et Gay 1965. In-8 broché de 115 pages Photos. Collection témoins de la foi.
  • Les portes de l'enfer, Ed. Librairie Bloud et Gay, Edité à Paris, 1924, 226 pages.
  • Coeurs d'occasion, Gallimard, 1937. 268 pp.
  • Le retour d'Amazan ou une histoire de la littérature française, Paris, "le livre", 1926; petit in-8, 388 pp., broché, couverture imprimée.
  • Noir et or, Grasset. Pour mon plaisir. 1930. Récit de la guerre 14-18.
  • L'avenir de la science avec Louis de Broglie, Raymond Charmet, Pierre Devaux, Daniel Rops, Sertillange 1947. Plon livre essai, * * Galerie de ce temps editions de la nouvelle revue critique, 1931.
  • Le charbon ardent, Grasset, 1929, in-8 br 287 p.
  • Christianisme et lettres modernes (1715 - 1880), 1958. Paris, librairie Arthème Fayard - collection "je sais - je crois", in-8, broché, 125 pages, bibliographie.
  • La revanche. Bois originaux de Bonneterre. Paris, Le livre moderne illustré, 1930; in-8, 158 pp.
  • Du siècle romantique, Paris, La Nouvelle Revue Critique 1927 in--8 ° broché 219 pp.
  • Entours de la foi, Grasset, 1966, in--8 ° broché 315 pp.
  • Anna, Grasset, 1932, in--8 ° broché 288 pp.
  • Clotilde de Vaux ou La déesse morte, Albin Michel, Paris, 1957, 294 pp., femme qui inspira à Auguste Comte la « Religion de l'Humanité ». Si le positivisme n'était que la doctrine d'une secte philosophique, nous n'aurions, en effet, que peu de goût à le choisir ici pour propos. Mais c'est un roman, très véritable, qui donna chair et sang à ce système, et qui en fit une religion. (p.12).
  • Chantiers d'Europe, Editions Excelcior, Paris, 1933 relié 295 pp.
  • Blason de la Pologne, Emile-Paul Frères, 1929.
  • Kisling, Editions Emile-Paul Frères, 1929, Paris. Collection Ceinture du monde, tirage à 1500 exemplaires sur vélin Lafuma numéroté. In--8 °, 93 pages, un frontispice de Kisling.
  • Le Parnasse, Les oeuvres représentatives, 1929, 330 pp., 1 vol. in 12 br.
  • Comme un voleur, À l'enseigne du cheval aile, 1947. 305pp.
  • L'Envers du décor, 1940-1944, éditions de la Clé d'or, 1948.

Notes et références

  1.  Désirat, Hordé, La langue française au {{subst:nombre en romain|20|subst=subst:}}e siècle, Bordas 1976, p.82

 

 

(source : wikipedia)

Roger Peyrefitte

Roger Peyrefitte (Castres, 17 août 1907 - Paris, 5 novembre 2000) est un écrivain et historien français.

Après une courte carrière de diplomate, Roger Peyrefitte fut pendant la seconde moitié du xxe siècle l'un des écrivains français les plus brillants et les plus controversés.

À la suite d'études brillantes dans différents collèges religieux (Jésuites et Lazaristes) du Sud-Ouest, puis à la Faculté des Lettres de Toulouse, il entra à l'École libre des sciences politiques, dont il sortit major en 1930. Nommé secrétaire d'ambassade à Athènes en 1933, il quitta ce poste en 1938 suite à un incident avec le jeune protégé d'un amiral grec (épisode romancé ensuite dans Les Ambassades). Revenu à Paris, il donne sa démission en octobre 1940 pour raisons personnelles (selon ses écrits, à la suite d'une suspicion de détournement d'un adolescent). Réintégré en mai 1943, il est nommé à Paris. En février 1945, il sera contraint de se retirer de la carrière diplomatique ; la même année marque le début de son activité d'écrivain et d'historien.

Sa vaste culture classique, son érudition, sa connaissance des sujets qu'il aborde de façon très documentée, son style concis et percutant, au vocabulaire très riche, son ironie mordante, son abondante production, font de lui un écrivain français de premier plan, dans la lignée de Voltaire, d'Anatole France et de Marcel Aymé.

Il est inhumé au cimetière d' Alet-les-Bains dans l'Aude.

Les Amitiés particulières 

Cet ouvrage, paru en 1944 chez Jean Vigneau, lui apporta d'emblée la notoriété en obtenant le prix Renaudot en 1945. L'auteur y suscitait le scandale en révélant des tendances amoureuses peu orthodoxes : le livre décrit une passion amoureuse entre deux garçons de quatorze et douze ans, au sein d'un internat catholique à l'atmosphère étouffante. Si la sexualité y est évoquée avec discrétion, elle est néanmoins bien présente en filigrane derrière les sentiments exacerbés des garçons – et parfois, aussi, ceux des adultes. Comme lorsque le jeune Alexandre pose à son ami cette question : « Georges, sais-tu les choses qu'il ne faut pas savoir ? »

On peut lire cette histoire émouvante comme l'affrontement tragique, au sein d'une communauté exclusivement masculine, de deux religions : celle du Christ et celle du Garçon. Chacun des personnages principaux est peu ou prou traversé par cette lutte entre l'amour mystique et l'amour garçonnier, entre le christianisme officiel et un amour interdit secrètement triomphant. C'est ce caractère quasi mythique, joint à l'érudition de l'auteur, au classicisme du style et à une composition rigoureuse, qui a fait des Amitiés particulières un véritable livre culte.

Vingt ans après sa publication, l'œuvre a été portée à l'écran dans un film de Jean Delannoy (1964), qui reçut un accueil triomphal à la Biennale de Venise. Sans avoir la densité et la profondeur du roman, cette adaptation est remarquablement servie par le jeune Didier Haudepin (Alexandre), Michel Bouquet (le père de Trennes) et Louis Seigner(le père Lauzon).

C'est au cours du tournage en l'abbaye de Royaumont que Roger Peyrefitte tomba amoureux d'Alain-Philippe Malagnac, qui avait alors douze ans et demi1. Leur liaison passionnée dura plusieurs années et fut le sujet, entre autres, des récitsNotre amour et L'Enfant de cœur. C'est pour financer les diverses affaires entreprises par Alain-Philippe Malagnac dans les années 1980 que Roger Peyrefitte vendra ses collections de monnaies, de livres rares et de sculptures antiques. Par la suite, Alain-Philippe Malagnac épousa Amanda Lear et trouva une mort tragique dans l'incendie de leur maison, six semaines seulement après la mort de Roger Peyrefitte.

Historien et auteur satirique

En 1953, Les Clés de saint Pierre, où Peyrefitte brocardait le pape Pie XII, fit scandale. Par des allusions voilées, il y prêtait au Souverain Pontife des tendances homosexuelles – par exemple dans le passage où il montre Pie XII en train de se dépouiller de ses vêtements à la manière d'une jolie femme : comme il commence par appeler le pape « Sa Sainteté », cela lui permet d'en parler ensuite en disant toujours « Elle » ; puis il termine par cette phrase, dans laquelle Pie XII retrouve le genre masculin : « Sans doute voulait-il mettre un terme à ce déshabillage qui pouvait ne plus avoir de limites ». François Mauriac menaça de quitter L'Express si cet hebdomadaire continuait à faire de la publicité pour le livre. L'affrontement entre les deux écrivains devait encore s'exacerber au moment de la sortie du film Les Amitiés particulières, et il culmina avec une féroce lettre ouverte publiée par Roger Peyrefitte en mai 1964 dans l'hebdomadaireArts, Peyrefitte qui n'hésita pas à accuser Mauriac d'être un homosexuel caché, ce qui est établi aujourd'hui2, et à le traiter avec raison de Tartuffe.

Les Clés de saint Pierre faisait de nombreuses révélations sur le petit monde du Vatican. Dans Propos secrets, Peyrefitte livre le nom de son informateur, Mgr Léon Gromier, chanoine de Saint-Pierre, Consulteur à la Sacrée Congrégation des Rites et Protonotaire apostolique.3 Tel que le décrit Peyrefitte, ce prélat éclairé semble avoir été un homme plutôt austère, profondément croyant et de mœurs irréprochables ; mais il était scandalisé par ce qu'il voyait, et il était de ceux qui pensent que faire éclater les scandales est le seul moyen de les faire disparaître. Il pourrait avoir servi de modèle au personnage de Mgr Belloro, qui est justement Préfet de la Sacrée Congrégation des Rites.

Les romans très documentés de Roger Peyrefitte sont fondés sur des faits réels, historiques ou d'actualité (par exemple la trilogie sur Alexandre). Mais la plupart de ses ouvrages constituent essentiellement des satires, même s'ils sont parfois en deçà de la réalité (cf. Les Ambassades).

Certains de ces ouvrages s'adressent aux spécialistes (Chevaliers de Malteles Juifs), et même si l'humour de Peyrefitte reste attrayant, certaines de ses œuvres s'avèrent parfois un peu difficile pour le profane (Les Fils de la Lumière).

Dans la plupart de ses œuvres portant sur des sujets contemporains, il n'eut de cesse de mettre au jour l'homosexualité ou la pédérastie de certaines personnalités qui, selon lui, dissimulaient leurs mœurs, comme Henry de Montherlant(dépeint à plusieurs reprises sous le pseudonyme transparent de Lionel de Beauséant), le secrétaire général des Nations unies, ou même le Pape Jean XXIII (« que les familiers du Vatican appelaient Giovanna », écrit-il dans Propos secrets). De plus, Roger Peyrefitte ne manquait pas d'amuser le lecteur en dénonçant diverses turpitudes des personnes qu'il mettait en scène, ce qui le rendait redoutable à fréquenter. Bien que plus rarement, il fit aussi l'éloge de nombreuses personnalités, comme son amie la chanteuse Sylvie Vartan (cf. L'enfant de cœur).

Alexandre le Grand 

Roger Peyrefitte a entrepris la biographie d'Alexandre III de Macédoine (La jeunesse d'Alexandre ; Les conquêtes d'Alexandre ; Alexandre le Grand), qui est, à n'en pas douter, l'œuvre de sa vie. Ce livre raconte, non sans humour, la vie fabuleuse du grand conquérant, non pas à la manière de toutes les biographies historiques précédentes rédigées sur le même sujet, mais en y mêlant des connaissances sociales, géographiques, et surtout mythologiques qui font de cette œuvre un instant de lecture proprement jubilatoire. Au fil des pages, l'auteur a souhaité démontrer que l'Amour était le fil conducteur de la vie d'Alexandre. De ce travail immense, foisonnant, et malheureusement trop méconnu encore, Roger Peyrefitte a consacré une séance en Sorbonne, ayant en outre reçu le prix de l'Acropole.

L'amour des garçons 

Peyrefitte s'est toujours proclamé pédéraste plutôt qu'homosexuel : « J'aime les agneaux, disait-il, pas les moutons »4. Plus encore qu'André Gide, et au contraire d'Henry de Montherlant dont il fut longtemps l'ami et le complice, il conçut sa carrière littéraire comme une militance courageuse et assidue en faveur de l'amour des garçons.

Ce long combat pour la liberté amoureuse ne l'empêcha d'ailleurs pas de manifester en diverses occasions de la sympathie pour la tradition catholique. Il mourut à 93 ans, muni des sacrements de l'Église.

Ses œuvres ont été publiées dans de nombreuses langues, en particulier en italien, en anglais, et aussi en grec (à la fin des années 1970, sous la forme de feuilleton dans un journal à grand tirage d'Athènes, Ta Nea, sous le nom de Rozé Perfit).

Œuvres principales 

  • Les Amitiés particulières, roman, Jean Vigneau, 1944
  • Mademoiselle de Murville, roman, Jean Vigneau, 1947
  • Le Prince des Neiges : drame en trois actes, Jean Vigneau, 1947
  • L'Oracle, roman, Jean Vigneau, 1948 (éd. définitive en 1974)
  • Les Amours singulières, roman, Jean Vigneau, 1949
  • La Mort d'une mère, Éd. Flammarion, 1950
  • Les Ambassades, roman, Éd. Flammarion, 1951
  • Du Vésuve à l'Etna, récit, Éd. Flammarion, 1952
  • La Fin des ambassades, roman, Éd. Flammarion, 1953
  • Les Amours de Lucien de Samosate (traduit du grec), Éd. Flammarion, 1954
  • Les Clés de saint Pierre, roman, Éd. Flammarion, 1955
  • Jeunes proies, Éd. Flammarion, 1956
  • Chevaliers de Malte, Éd. Flammarion, 1957
  • L'Exilé de Capri, Éd. Flammarion, 1959 (rééd. Le Livre de Poche, 1974, avec un chapitre supplémentaire5)
  • Le Spectateur nocturne, dialogue dramatique, Éd. Flammarion, 1960
  • Les Fils de la Lumière, Éd. Flammarion, 1961
  • La Nature du prince, Éd. Flammarion, 1963
  • Les Secrets des conclaves, Éd. Flammarion, 1964
  • Les Juifs, Éd. Flammarion, 1965
  • Notre amour, Éd. Flammarion, 1967
  • Les Américains, roman, Éd. Flammarion, 1968
  • Des Français, roman, Éd. Flammarion, 1970
  • La Coloquinte, roman, Éd. Flammarion, 1971
  • Manouche, récit, Éd. Flammarion, 1972
  • L'Enfant Amour, essai, Éd. Flammarion, 1972
  • Un Musée de l'amour, illustré de photographies de Marianne Haas, Éd. du Rocher, 1972
  • La Muse garçonnière, textes traduits du grec, Éd. Flammarion, 1973
  • Tableaux de chasse, ou La vie extraordinaire de Fernand Legros, Éd. Albin Michel, 1976
  • Propos secrets (tome 1), Éd. Albin Michel, 1977.
  • Trilogie sur Alexandre le Grand, Éd. Albin Michel :
    • I. - La Jeunesse d'Alexandre, 1977
    • II. - Les Conquêtes d'Alexandre, 1979
    • III. - Alexandre le Grand, 1981
  • L'Enfant de cœur, Éd. Albin Michel, 1978
  • Roy, Éd. Albin Michel, 1979
  • Propos secrets 2, Éd. Albin Michel, 1980.
  • L'Illustre écrivain, Éd. Albin Michel, 1982
  • Correspondance Henry de Montherlant–Roger Peyrefitte [1938-1941] (tome 1), présentation et notes de R. Peyrefitte et Pierre Sipriot, Éd. Robert Laffont, 1983. (Les tomes prévus suivants ne paraîtront pas.)
  • La Soutane rouge, Éd. du Mercure de France, 1983
  • Voltaire, sa jeunesse et son temps, Éd. Albin Michel, 1985
  • L'Innominato : nouveaux propos secrets, Éd. Albin Michel, 1989
  • Réflexion sur De Gaulle, Paris, Éd. Régionales, 1991
  • Voltaire et Frédéric II, Éd. Albin Michel, 1992
  • Le Dernier des Sivry, Éd. du Rocher, Monaco, 1993
  • Retours en Sicile, Éd. du Rocher, Monaco, 1996

Œuvres mineures 

  • Les Œuvres libres / Roger Peyrefitte, etc. Éd. Arthème Fayard, 1951
  • « Le petit Arabe », in Arcadie, n° 1, Paris, janvier 1954
  • « Les Clés de saint Pierre », in Arcadie, n° 16, Paris, avril 1955
  • « Message de vœux », in Arcadie, n° 25, Paris, janvier 1956
  • « Les Clés de saint Pierre, chapitre inédit », in Arcadie, n° 25, Paris, janvier 1956 (republié dans le n° 130, octobre 1964)6
  • « Amour en Arcadie », in Arcadie, n° 37, Paris, janvier 1957
  • « Les jeunes gens de Pompéi », in Arcadie, n° 49, Paris, janvier 1958
  • « La Rome des papes », in Paese Sera, 19587
  • « Allocution prononcée au banquet du cinquième anniversaire », in Arcadie, n° 61, Paris, janvier 1959
  • « L'enfant, poème de Gabriel d'Annunzio, présentation et traduction par Roger Peyrefitte », in Arcadie, n° 64, Paris, avril 1959
  • « Pietro Fortini », in Arcadie, n° 86, Paris, février 1961
  • « La confession d'un Arcadien sous la Renaissance italienne », in Arcadie, n° 111, Paris, mars 1963
  • « Lettre ouverte à M. François Mauriac, Prix Nobel, membre de l'Académie française », in Arts, Paris, 1er mai 19648
  • « Arcadie et Les Amitiés particulières. Allocution de Roger Peyrefitte », in Arcadie, n° 133, Paris, janvier 1965
  • Préface de Paris bleu-tendre, Jacques-Louis Delpal, avec la collaboration de Georges Debot, Paris, Éd. du Mont-Cenis, 1973, coll. Ultra-guide
  • Préface du catalogue de vente publique Collections Roger Peyrefitte, Paris, Jean Vinchon, avril 1974
  • « Roger Peyrefitte », interview par Jacques Chancel (8 mai 1970), in Radioscopie, vol. 1, Paris, J'Ai Lu, 1975
  • « Peyrefitte descend Malraux », in Sortir, novembre 19769
  • Texte de présentation de La Grèce, notre mère, Yves Brayer, Paris, Éd. Michèle Trinckvel, 1982
  • Texte de présentation de Paris, raconté par Louis Doucet, photographié par Rosine Mazin, Paris, Sun, 1985
  • « Les Trois roses », in La Nouvelle Revue Française, Paris, Gallimard10

Théâtre 

  • 1947 : Le Prince des Neiges, pièce en III actes, mise en scène Jean Vernier au Théâtre Hébertot
  • 1960 : Les Ambassades, mise en scène André Barsacq au Théâtre des Bouffes-Parisiens
  • 1960 : Le spectateur nocturne, pièce en IV actes

Notes et références

  1.  R. Peyrefitte, Propos secrets, 1977, p. 285-289 ; L'Enfant de cœur, 1978, p. 9 et 29.
  2.  JL Barré : François Mauriac, biographie intime 1885-1940 - Paris, éditions Fayard, 2009 - (ISBN 978-2213626369).
  3.  Cet ecclésiastique semble avoir été très au courant de ce qui se passait au Vatican, comme en témoigne Mgr François Ducaud-Bourget : désirant écrire un livre sur la canonisation de Pie X, il avait demandé la communication d'un document au futur cardinal Antonelli, qui refusa en expliquant qu'il s'agissait d'une pièce secrète (il ne s'agissait pas de l'actuel cardinal Ennio Antonelli, qui n'avait que dix-huit ans à l'époque, mais du futur cardinal Ferdinando Giuseppe Antonelli, qui en avait près de soixante). Le visiteur éconduit alla voir son vieil ami Mgr Gromier, lequel lui fournit immédiatement ce qu'il désirait : il avait dans sa bibliothèque le document interdit (in François Ducaud-Bourget, La Maçonnerie noire ou La vérité sur l'intégrisme, Éd. Nicolas Imbert, Niort, 1974). Voir aussi Propos secrets, 1977, p. 243.
  4.  Propos secrets, 1977, p. 188.
  5.  Dans l'édition originale de 1959, Peyrefitte avait supprimé ce chapitre, ainsi qu'un autre, à la demande de d'Uckermann, directeur littéraire chez Flammarion (Propos secrets, 1977, p. 230-231).
  6.  Peyrefitte avait supprimé ce chapitre, dans l'édition originale de 1955, à la demande de d'Uckermann, directeur littéraire chez Flammarion (Propos secrets, 1977, p. 230-231).
  7.  Article mentionné – sous son titre traduit en français – dans Propos secrets, 1977, p. 221.
  8.  Le texte intégral de cette lettre ouverte figure dans le Peyrefitte démaquillé d'André du Dognon, 1976, p. 145-158.
  9.  Article mentionné dans Propos secrets, 1977, p. 197.
  10.  Nouvelle mentionnée dans Propos secrets, 1977, p. 230.

Voir aussi

Bibliographie

  • Arcadie : revue littéraire et scientifique, n° 130, Paris, octobre 1964. [Numéro entièrement consacré à Roger Peyrefitte]
  • André du Dognon, Peyrefitte démaquillé, Paris, Éd. Jean-Pierre Ollivier, 1976
  • Maurice Périsset, Roger Peyrefitte ou La boutiquière de Castres, Nice, Éd. Alain Lefeuvre, coll. Pamphlets, 1979

Liens externes

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(source : wikipedia)

Henri-Robert Petit

Henri Petit (dit Henri-Robert ou Henry-Robert) (1899? - 1985) était un journaliste, collaborateur et militant nationaliste français.

Biographie

Auteur de plusieurs ouvrages antisémites et antimaçonniques, collaborateur d'Henry Coston, Henry-Robert Petit fut candidat « anti-juif » aux élections de 1936. Il rompt ensuite avec Coston, qui l'accuse d'avoir mal géré ses archives et de lui avoir volé de l'argent1. L'année suivante, il est secrétaire général du « Comité antijuif de France » de Louis Darquier de Pellepoix. Ses écrits ont eu une influence sur Louis-Ferdinand Céline qui le tenait en grande estime aux côtés d'autres auteurs nationalistes2,3. Le romancier entretenait avec lui une correspondance, dans laquelle il faisait part de ses choix d'écritures4.

En 1939, Petit se rend en Allemagne pour travailler pour le Centre mondial de propagande antisémite et, en 1940, devient rédacteur en chef du journal collaborationniste Au Pilori, mais en est rapidement évincé par une nouvelle équipe. Peu apprécié dans le milieu de la Collaboration5, il travaille directement pour les services de propagande nazis. Il quitte la France en août 1944 pour l'Allemagne où ses deux fils travaillent comme enrôlés volontaires.

Condamné par contumace à 20 ans de réclusion et à la dégradation nationale le 18 novembre 1947, il vit dans la clandestinité à Belleville et Meudon. Amnistié en 1959, il publie ensuite une revue d'astrologie, puis collabore à laFédération d'action nationaliste et européenne (FANE), parti néo-nazi français de Mark Fredriksen créé en 1966 et interdit en 1980. Petit était également responsable du syndicat national de la presse indépendante ; il a été condamné à plusieurs reprises pour incitation à la haine raciale. Il meurt en 1985.

Ouvrages 

  • Les juifs au pouvoirtexte en ligne, Édité en 1936 (réédité en 1938) par le Centre de Documentation et de Propagande. Traduit en roumain, polonais et espagnol 6
  • La dictature des loges, éditeur Baudinière
  • Le drame maçonnique
  • Alexandre de Yougoslavie, victime d'une conjuration maçonnique
  • L'invasion juive
  • Le règne des juifstexte en ligne
non publiés
  • Devant l'émeute
  • L'histoire secrète des templiers
  • Les arrières-loges

Articles connexes

Notes et références

  1.  Pierre-André Taguieff (dir.), L'antisémitisme de plume - 1940-1944 - études et documents, Berg International Éditeurs, 1999.
  2.  « Tous les Aryens devraient avoir lu Drummont [sic]. Plus actuels : De Vries, De Poncins, Sombart, Stanley Chamberlain ; plus près : Montandon, Darquier de Pellepoix, Boissel, H.-R. Petit, Dasté, H. Coston, des Essards, Alex, Santo, etc... » inL'école des cadavres, Éd. Denoël, 1938, p. 35.
  3.  Bagatelles pour un massacre, Ed. Denoël & Steele, Paris, 1937.
  4.  Andrea Loselle, « Celine's "Bagatelles pour un massacre": An Example of Failure », Central Review, Vol. 6, No. 2, « Fascist Aesthetics » (Summer, 1989), pp. 56-72
  5.  Pierre-André Taguieff (dir.), op. cit., Berg International Éditeurs, 1999.
  6.  Henri-Robert Petit, Le règne des juifstexte en ligne [archive]

 

(source : wikipedia)

Maurice Garçon

Maurice Garçon (25 novembre 1889 à Lille - 29 décembre 1967 à Paris) est unavocat, essayiste, romancier et historien français.

Fils d'un célèbre juriste professeur à la Faculté de Droit de Lille puis Paris, poitevin comme sa mère, il devient avocat au barreau de Paris en 1911.

Il défend un grand nombre de causes, tant littéraires que criminelles, notamment celles de Georges Arnaud et de Violette Nozière. En 1939, il représente avec Maître Maurice Loncle la partie civile allemande dans l’affaire Grynszpan. Il plaide pour Francis Carco dans le procès Camoin, du site préhistorique de Glozel, en 1921 l'affaire de Bordeaux, la Vierge qui pleure.

En janvier 1927 il plaide pour l'abbé Desnoyer contre ses agresseurs Marie Mesmin et ses acolytes. Pendant cette affaire il établira des contacts avec le milieu métapsychiste parisien. Il donnera trois conférences à l’Institut métapsychique international (IMI) qui les imprimera dans la Revue métapsychique : « Les guérisseurs et leurs pratiques » (juillet-août 1928), « La magie noire de nos jours » (juillet-août 1929), « Thomas Martin de Gallardon » (juillet-août 1935).

Il est nommé avocat de l’Académie Goncourt. En 1943, il sauve de jeunes Résistants qui avaient assassiné un collaborateur de Poitiers dans un procès devant le tribunal d’État1.

À la Libération, il défend victorieusement René Hardy. En 1954, dans un procès devenu célèbre, citant comme témoinsGeorges Bataille, Jean Cocteau et Jean Paulhan, il assure la défense du jeune éditeur Jean-Jacques Pauvert qui, bravant la censure, a publié l’Histoire de Juliette du marquis de Sade.

Passionné de littérature ésotérique, il écrit plusieurs livres sur la sorcellerie et rassemble dans son appartement parisien de la rue de l’Éperon une bibliothèque spécialisée (dont 400 ouvrages sur le Diable). Il reçoit de nombreuses personnalités des arts et des lettres dans le château de Montplaisir, près de Ligugé. Il contribue, avec son ami Roland Dorgelès à la célèbre farce du tableau Coucher de soleil sur l’Adriatique par Boronali (anagramme d'Aliboron).

Avec Paul Claudel, Charles de Chambrun, Marcel Pagnol, Jules Romains et Henri Mondor, il est une des six personnes élues le 4 avril 1946 à l'Académie française lors de la deuxième élection groupée de cette année visant à combler les très nombreuses places vacantes laissées par la période de l'Occupation. Il est reçu le 16 janvier 1947 par André Siegfried au fauteuil de Paul Hazard qui, à cause de la guerre, n'avait jamais été reçu.

Grande figure du barreau, jouissant d'une certaine notoriété, il est même cité avec René Floriot dans la dernière phrase du film de Jean-Pierre Melville Bob le flambeur.

On lui doit quelques frasques d'anthologie comme jouer de la pétanque place de la Concorde, écrire au Président pour lui assurer que tout allait bien, servir à table des carafes d'eau où tournoyait à l'intérieur des poissons rouges. Il fut par ailleurs membre du conservatoire de l'Humour, président du Club du Cirque et avocat du syndicat français de la prestidigitation (art qu'il pratiquait)2.

Les Plaidoyers

  • Plaidoyer pour René Hardy (1950)
  • Plaidoyer contre Naundorff (1955)
  • En marge de l'Immortel : un procès d'archéologie (1932) : affaire de Glozel
  • En marge des fleurs du mal: un procès littéraire (1926)

 

Œuvres

  • Le Diable, étude historique, critique et médicale (en collaboration avec Jean Vinchon) (1926)
  • La vie exécrable de Guillemette Babin, sorcière (1926)
  • Vintras, hérésiarque et prophète (1928)
  • Le magnétisme devant la loi pénale, Durville (1928), 33pp.
  • Rosette Tamisier ou La miraculeuse aventure (1929)
  • Trois histoires diaboliques (1930)
  • Essai sur l’éloquence judiciaire (1931)
  • La justice contemporaine, 1870-1932 (1933)
  • La justice au Parnasse (1935)
  • Magdeleine de la Croix, abbesse diabolique (1939)
  • Huysmans inconnu, du bal du Château-rouge au monastère de Ligugé (1941)
  • Le douanier Rousseau, accusé naïf (1941)
  • Tableau de l’éloquence judiciaire (1943)
  • L’Affaire Girard (1945)
  • Sur les faits divers (1945)
  • 13 drames du poison (1948)
  • Plaidoyer pour René Hardy (1950)
  • Procès sombres (1950)
  • Louis XVII ou La Fausse énigme (1952)
  • Sous le masque de Molière (1953)
  • Plaidoyers chimériques (1954)
  • La tumultueuse existence de Maubreuil, marquis d’Orvault (1954)
  • Plaidoyer contre Naundorff (1955)
  • Choses et autres (1956)
  • Histoire de la Justice sous la IIIe République (1957)
  • Défense de la liberté individuelle (1957)
  • Le journal d’un juge (1958)
  • Le costume des avocats (1958)
  • Histoires curieuses (1959)
  • Plaidoyer contre la censure, Jean-Jacques Pauvert (1963) à l'occasion du procès Sade
  • L’Avocat et la morale (1963)
  • Nouvelles histoires curieuses (1964)
  • Lettre ouverte à la Justice (1966)
  • Le Palais et l’Académie (1966)

Notes et références

  1.  Jean-Henri Calmon, Occupation, Résistance et Libération dans la Vienne en 30 questions, Geste éditions, coll. « 30 questions », Jean-Clément Martin (dir.), La Crèche, 2000, 63 p. (ISBN 2-910919-98-6), p 45-46
  2.  cf la préface Protée aux enfers par François Angelier dans la réédition de Vintras hérésiaque et prophète chez Jérôme Millon (2007)

Lien externe 

 

(source : wikipedia)

Jean Galtier-Boissière

Jean Galtier-Boissière était un écrivain, polémiste, journaliste français et Parisien né le 26 décembre 1891.

De famille parisienne il est incorporé dans l'armée en 1911 pour trois ans, mais il ne la quittera qu'en 1918. Il participe à la retraite de septembre 1914 puis à l'avancée de la Marne. Il laissera ses souvenirs de fantassin, marchant dans un sens puis dans l'autre sans comprendre ce qui ce passe, dans son roman La fleur au fusil. Puis suit la longue période de la guerre enterrée.

Il créa dans les tranchées un journal Le Crapouillot qui commença par quelques feuilles ronéotypées et devint un journal majeur de l'après guerre. Il collabora à un autre journal, le Canard enchaîné, lui apportant sa patte de polémiste. En désaccord avec l'influence des communistes dans ce journal il le quitta durant la guerre d'Espagne[réf. nécessaire], à la suite d'un désaccord avec Pierre Bénard. Il est mort le 22 janvier 1966.

Œuvres

  • La vie de garçon, Les éditions de France, 1930
  • Mon journal pendant l'Occupation, La Jeune parque, 1944. (OCLC 7240636)
  • Mon journal depuis la Libération, La Jeune Parque, 1945
  • La belle amour. Gründ, 1945, (OCLC 25250478)
  • Tradition de la trahison chez les maréchaux, suivie d'une vie de Philippe-Omer Pétain. Trémois, 1945, (OCLC23414921)
  • Trois héros, La Jeune parque, 1947. (OCLC 58965573)
  • Mon journal dans la drôle de paix, La Jeune parque, 1947. (OCLC 2877633)
  • Mon journal dans la grande pagaïe, La Jeune parque, 1950. (OCLC 35593158)
  • Mémoires d'un parisien, La Table Ronde, tome 1 (1839-1919), 1960 ; tome 2 (1919-1938), 1961 ; tome 3 (1939-1960), 1963.(OCLC 6034001)
  • En rase campagne
  • La bonne vie, 1925
  • La fleur au fusil, Éditions Baudinière, 1928
  • Loin de la riflette
  • Le panier de crabes, dix ans de vie littéraire
  • Un hiver à Souchez

Lien externe

 

(source : wikipedia)

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